« Say on pay », mesures anti-OPA… le bilan des AG 2016

Préparées en amont, les assemblées générales suscitent moins de contestation de la part des actionnaires. 

2016 restera l’année des extrêmes dans le « say on pay »…

2016 restera, dans l’esprit des investisseurs et du patronat, comme l’année où la polémique sur le salaire de Carlos Ghosn, PDG (http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_president-directeur- general.html#xtor=SEC-3168) de Renault, a poussé l’Etat à légiférer. Et ce pour que l’avis des actionnaires sur ce point devienne désormais contraignant et non plus simplement consultatif. Pourtant, au global, les signes de protestation sont moindres qu’en 2015. « Deux fois moins de résolutions ont été rejetées soit 17 contre 44 en 2015 », souligne l’« Hebdo des AG », à paraître ce soir. Quant aux résolutions dissidentes ajoutées par des actionnaires, elles sont moins nombreuses. Un consensus de façade ? Pour Bénédicte Hautefort, éditrice de l’« Hebdo des AG », « ce consensus tient davantage à un travail de fond réalisé très en amont entre entreprises et investisseurs anglo-saxons permettant désamorcer les conflits ».

« Say On Pay » : l’année des extrêmes

Il y aura un après et un avant l’a!aire Carlos Ghosn en termes de gouvernance. Cela dit, le cas Renault, premier rejet en France d’un « say on pay », reste, pour l’instant, un cas isolé. Globalement, les actionnaires ont mieux accueilli les résolutions sur les rémunérations. Selon l’« Hebdo des AG », ces dernières ont été approuvées en moyenne à 89 % contre 87 % en 2015, signe que les demandes des actionnaires ont été prises en compte. Exemple marquant, Danone a bien réagi à la contestation en 2015 de la résolution sur la rémunération de Frank Riboud, approuvée à seulement 53 %. Cette année, le say on pay d’Emmanuel Faber, nouveau DG a enregistré un score élevé d’approbation de 97,15 % ; celui de Franck Riboud, président du conseil d’administration (http://www.lesechos.fr/finance- marches/vernimmen/definition_conseil-dadministration-ou-de-surveillance-et-direction.html#xtor=SEC-3168) a obtenu 94,42 % de votes pour. Certains patrons ont eu des scores record. Le « say on pay » de Pierre André de Chalendar, PDG de Saint Gobain a été approuvé à 98 %.

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Mesures anti-OPA : plus nombreuses et mieux acceptées

En 2015, du fait de la suppression du principe de la neutralité du conseil d’administration (conséquence de la loi Florange), les investisseurs avaient veillé au grain et voté timidement ce type de résolution. Cette année, la donne di!ère. Deux fois plus de rachats d’actions (http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_rachat- dactions.html#xtor=SEC-3168) et 4 fois moins de demandes de délégation en cas d’OPA (http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_o!re-publique-dachat-opa.html#xtor=SEC-3168) dans les ordres du jour. Les rachats d’actions sont votés avec des scores très supérieurs à ceux de l’an passé, 16 points au- dessus, selon l’Hebdo des AG. Curieusement, Innate Pharma est la première société du SBF 120, qui, cette saison, propose des mesures anti-OPA (http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_mesures-anti- opa.html#xtor=SEC-3168) et a réussi à les faire voter, alors que son capital est ouvert (le flottant est de 73 %). « Un contre-exemple qui montre que les mesures anti-OPA (http://www.lesechos.fr/finance- marches/vernimmen/definition_o!re-publique-dachat-opa.html#xtor=SEC-3168) peuvent répondre aux attentes de certains actionnaires minoritaires » commente Bénédicte Hautefort, qui publie l’« Hebdo des AG ». Les autorisations activables en cas d’OPA ont été votées entre 69 et 79 % des votes.

Les conflits d’intérêts : nouveau point de vigilance des actionnaires

Les actionnaires ont été plus consultés cette année que précédemment sur les conventions réglementées, ces conventions conclues entre la société et ses dirigeants ou entre la société et des filiales pour éviter des conflits d’intérêts (http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_conflits-dinterets.html#xtor=SEC-3168). C’est la conséquence de l’ordonnance de fin juillet 2014 qui a réformé leur régime. 43 conventions réglementées ont été présentées contre 29 en 2015. Principal sujet soumis au vote des AG, les conditions des accords mère-fille (http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_regime-mere-fille.html#xtor=SEC-3168), comme chez Kering, chez Vivendi-Maroc Telecom, M6-RTL, Eurazeo-Europcar, ou Atos-Worldline. Les actionnaires ont été plus vigilants : 2 rejets cette année contre 1 en 2015, et 67 % seulement de votes à de larges majorités contre 72 % en 2015.

L. Boi., Les Echos

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