L’édito de Bénédicte Hautefort – N 147

Ce qui rend une AG exemplaire : la parfaite maîtrise du juridique, mais pas seulement!

25 septembre 2017. C’est la rentrée ! Quoi de neuf sur le front des AG du SBF 120?

D’abord, qu’elles ont valeur d’exemplarité : notre Invité de la semaine, Hubert Tassin, administrateur du PMU, souligne la similitude des enjeux de gouvernance entre les sociétés cotées et cette entreprise particulière, privée mais contrôlée par l’Etat, en concurrence avec des sociétés cotées. Le départ subit du Directeur Général, la semaine dernière, confirme que le « succession planning » est, ici comme ailleurs, au cœur des responsabilités du Conseil – une thématique souvent abordée par nos Invités.

Qu’est-ce qui rendra nos prochaines AG toujours exemplaires ?… La maîtrise des nouveautés juridiques, d’abord. Notre Expert de la semaine, Etienne Mathey, du cabinet Paul Hastings, fait le point. La loi Sapin II et la mise en application du Say-on-Pay contraignant sont attendues par tous ; on ne sait pas encore si Pernod Ricard choisira, ou pas, d’appliquer cette disposition avec quelques semaines d’avance – son assemblée, en novembre, à la frontière des deux années, fait toujours office de « centre d’observation » pour la place sur les innovations législatives ou réglementaires de la saison à venir.

Fin juillet, dans la discrétion de l’été, sont parues deux ordonnances, dites « de simplification ». Elles simplifient, en effet, la rédaction des documents annuels des sociétés. On ne sait pas encore non plus si Pernod Ricard a pu, à temps, modifier sa documentation, ou s’il faudra attendre les premiers documents début janvier pour observer un « rapport annuel version Sapin II ».

La place s’active et affûte ses crayons. Retrouvant un sentiment de déjà-vu, la rédaction de l’Hebdo des AG a voulu savoir ce qui avait vraiment changé, depuis 10 ans que nous analysons les AG. Nous avions, au sein de la rédaction, fait des paris (facile, me direz-vous, quand l’Invité de la semaine est le PMU …). Influencés sans doute par la récente part médiatique du thème de la rémunération des dirigeants, nous pensions, en majorité, que le principal changement de la gouvernance du CAC 40 était la création des Comités de Rémunération. Faux : ils existaient bien avant.

Les deux seuls vrais changements, ce sont les femmes, et les administrateurs référents. Les premières ont été imposées dans les Conseils par la loi, les autres sont une innovation des entreprises, répondant à l’attente de leurs actionnaires, sans impulsion législative ni réglementaire.

La leçon de ce premier exercice de rentrée ? Revenir aux faits et aux chiffres bruts, tels que votre fidèle Hebdo des AG sait si bien le faire.

Bonne lecture !