Gouvernance : cohérence et performance

a. Le cap des 40% de femmes reste à atteindre
b. Des exigences accrues en terme d’éthique et de déontologie
c. Priorité aux compétences
d. Avis partagé sur les administrateurs référents

a. Le cap des 40% de femmes reste à atteindre

 

« Les Conseils se féminisent, mais nous regrettons de voir peu d’évolution dans les comités exécutifs. Ce n’était pas l’esprit de la loi Coppé-Zimmerman »

Valentine Bonnet, Responsable du Gouvernement d’entreprise et de la Déontologie de l’AFG

« Les entreprises de droit français vont respecter la loi. Nous regrettons qu’au sein du CAC 40, les entreprises qui ne sont pas de droit français ne suivent pas le code Afep MEDEF, comme Arcelor Mittal, mais nous attendons tout de meme cette proportion de 40% de femmes au Conseil »

Loïc Dessaint, Directeur Général de Proxinvest

b.Des exigences accrues en terme d’éthique et de déontologie

 

Le point nouveau de notre politique de vote cette année est le rôle du Conseil en matière d’éthique et de déontologie. Les manquements peuvent constituer un risque d’image fort pour l’entreprise. Les actionnaires sont regardants sur tous les risques y compris le risque d’image qui est devenu majeur.

Valentine Bonnet, Responsable du Gouvernement d’entreprise et de la Déontologie de l’AFG

Les questions de l’éthique et de la déontologie doivent être abordée au niveau du Board. L’idée est qu’une personne en soit chargée dans l’entreprise et puisse rendre compte directement au Conseil d’Administration.

Loïc Dessaint, Directeur Général de Proxinvest

c. Priorité aux compétences

Chaque membre du board doit apporter quelque chose, son expérience et ses-compétences avant tout. Les sociétés doivent discuter des raisons pour lesquelles une personne rejoint le board.

Andrew Gebelin,  Senior Director of Research, Glass Lewis

« Nous analysons ce qu’un administrateur apporte au conseil. Les cas de crises extrêmes de 2016, comme Solocal Group, ont coïncidé avec des problèmes de compétence, de courage, de représentation des actionnaires par les administrateurs. La composition du Board de Zodiac est également problématique, avec une seule personne du secteur aéronautique. C’est particulièrement préoccupant lorsque l’on doit régler un problème de relation de confiance avec les principaux clients. »

« Enfin, nous ne pourrons soutenir les PDG qui ont encouragé le passage au droit de vote doubles avec la loi Florange en ne respectant pas l’égalité de traitement des actionnaires. « 

« Chez Renault, Alstom, et Solocal Group, les actionnaires ont voté en 2016 contre la rémunération des dirigeants. Dans les trois cas, la réponse du conseil d’administration ne nous a pas satisfait. Donc en 2017, Proxinvest s’opposera aux renouvellements d’administrateurs membres de comité de rémunération de ces trois sociétés.

Loïc Dessaint, Directeur Général de Proxinvest

d. Avis partagé sur les administrateurs référents

« Faire des « Administrateurs référents » un contact pour les actionnaires ne nous semble pas être une bonne idée. S’il est chargée de la communication de l’entreprise, il doit être rémunéré et donc il ne serait plus indépendant, ce qui serait regrettable. »

Valentine Bonnet, Responsable du Gouvernement d’entreprise et de la Déontologie de l’AFG

« La question de l’Administrateur référent est très liée au problème d’indépendance, un sujet important en France. Les actionnaires ont de moins en moins de tolérance pour les entreprises sans administrateur référent. C’est aujourd’hui obligatoire en Espagne, et de mieux en mieux accepté dans les autres pays. »

Andrew Gebelin, Senior Director of Research, Glass Lewis

 

« Nous concevons les Administrateurs Référents comme des Lead Independant Directors à l’anglaise : avec un rôle d’écoute des principaux investisseurs. L’idée est d’éviter que les administrateurs soient dans une bulle, non conscients de certaines attentes des investisseurs. »

 » Proxinvest votera favorablement à la réélection d’un PDG, si certains contrepouvoirs sont mis en place : une majorité d’administrateurs indépendants, un administrateur référent indépendant qui définit avec le PDG l’ordre du jour et évalue les travaux du Conseil, des executive sessions courtes sans le PDG systématiques après chaque Conseil, conçus comme une sorte de processus de satisfaction des administrateurs sur le fonctionnement de la réunion, dont l’administrateur référent présente ensuite la synthèse au PDG.  

Loïc Dessaint Directeur Général de Proxinvest